CPIE Pays de Morlaix Trégor
listMenu     Vous êtes ici :  Ancien Site >  Base du Douron >  Gestion et valorisation du patrimoine > Contrat Nature

Les actions réalisées

En plus d’un suivi du faciès floristique des prairies alluviales du Douron, le Contrat Nature a permis un suivi de certaines espèces présentes sur celles-ci :

- la [orange]loutre Lutra Lutra[/orange], mammifère d’intérêt communautaire ;

- le [orange]damier de la succise[/orange] Euphydrias aurinia, papillon d’intérêt communautaire ;

- la [orange]platanthère à feuilles verdâtres[/orange] Platanthera chlorantha, orchidée d’intérêt patrimonial ;

- la [orange]renouée du Japon[/orange] Fallopia japonica, plante exogène invasive.

Depuis plusieurs années, la vallée est sujette à fermeture du fait de la déprise agricole et d’un taux d’humidité de plus en contraignant au niveau des sols, entraînant sur certains secteurs une diminution de la diversité floristique et faunistique. Le suivi des prairies du Contrat Nature entre 2005 et 2008 a démontré des problèmes d’accès, une recrudescence d’étés pluvieux a entraîné un rendement de culture médiocre, fort de ces constats les exploitants agricoles abandonnet les prairies de fond de vallée.

Le CPIE a donc cherché quelles étaient les meilleures mesures d’entretien à mettre en place dans un cadre écologique mais aussi économique. Des entrevues ont alors été réalisées durant le mois d’août 2008 avec certains exploitants agricoles.

Durant ces entrevues, certains problèmes ont été soulevés par les exploitants agricoles sur leur gestion :

- Le pâturage amène systématiquement à la présence de refus (espèces végétales moins appétentes) ;

- Ils hésitent à placer leurs animaux sur des sols encore trop humides en avril, alors que cette date de mise en pâture permet de limiter la présence de certaines espèces envahissantes (Rumex sp, Juncus sp) ;

- La mise en place des clôtures prend du temps : l’idée des zones refuge est intéressante mais peu pratique pour les exploitants ;

- Ils ne retirent rien de ces parcelles : peu d’appétence, mauvaise qualité fourragère…

- Elles sont de plus en plus difficiles d’accès.

Or le CPIE préconise une reprise d’une gestion extensive sur les prairies d’intérêt. afin d’ajuster les préconisations aux enjeux de chaque type de prairie et amener à une reprise de gestion aidée du chantier d’insertion du CPIE Pays de Morlaix-Trégor—association ULAMIR.

Quelques solutions ont pu alors être présentées par le CPIE :

- Pour aider au travail des exploitants agricoles, dans le cas d’une prairie embroussaillée ou envahie de refus, commencer les travaux de gestion par une fauche de la végétation à l’automne par le chantier d’insertion du CPIE. Le pâturage est mis en place les années suivantes. Cette gestion ne doit cependant pas entraîner une fertilisation des sols ni un drainage des zones humides ;

- Dans le cadre des subventions du Contrat Nature, le CPIE peut également investir dans la mise en place de clôtures, l’installation électrique restant à la charge des exploitants agricoles ;

- Une discussion sur les meilleurs outils de fauche existants et des moyens de limiter leur impact sur la faune doit être réalisée avec l’ensemble des exploitants ;

- Proposer des moyens de subventions existant pour y trouver un intérêt financier, par exemple, pour limiter les pollutions diffuses ;

- Traiter les problèmes d’espèces envahissantes par une gestion adaptée.

La prochaine étape à franchir sera l’application des modes de gestion proposés à l’ensemble des parcelles où le CPIE a pu avoir un accord cordial avec le propriétaire. Cela demandera la réalisation d’un second suivi par le CPIE, ainsi que par les autres acteurs du territoire qui intègreront les résultats du Contrat Nature dans leurs objectifs.

Enfin, pour maintenir une réflexion sur la gestion raisonnée des ressources naturelles, le CPIE poursuivra ses actions d’éducation à l’environnement auprès du grand public, et ce, sur l’ensemble du bassin versant du Douron.