CPIE Pays de Morlaix Trégor
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La renouée du Japon, une plante problématique

Reynoutria japonica Houtt. (= Fallopia japonica (Houtt.) Ronse Decraene)
(source tela botanica)

Le nom de genre “Reynoutria” est dédié au Baron von Reynoutre, botaniste du 16ème siècle.

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[brun clair]Une plante invasive[/brun clair]

Reynoutria japonica ou Fallopia japonica est considérée comme une plante adventice invasive, c’est à dire se développant de manière excessive dans l’écosystème où elle a été introduite.

Cette plante se retrouve dans la [orange fonce]liste noire des plantes nuisibles en France,[/orange fonce] produisant de nombreuses dégradations sur les ouvrages tels que les ponts, seuils et autres barrages, et une difficulté d’accès aux berges pour les promeneurs, pêcheurs et usagers de l’eau.

Elle entre en compétition avec les plantes autochtones pour les ressources du milieu : lumière, eau, éléments nutritifs, espace. Elle a besoin de tous ces éléments pour se développer et elle en joue pour se débarrasser des concurrentes. De plus, elle a une adaptabilité de terrain très importante. Elle cherche souvent à coloniser des terrains ensoleillés et profite donc particulièrement des prairies de bord de cours d’eau.

Malgré la présence d’une ripisylve de qualité tout le long du Douron, la renouée du Japon Reynoutria japonica a réussi à s’implanter. En effet, la renouée n’a aucun concurrent naturel. Aucun végétal autochtone n’est capable de rivaliser avec sa vitesse d’expansion. Il est donc difficile de mettre en place une solution curative sans détruire la végétation à proximité. Il faut donc en premier lieu prévenir l’arrivée de nouveaux plants de Renouée et éliminer les plants isolés déjà existants. Ainsi, des travaux de fauche, de bâchage ou d’arrachage sur les prairies envahies ont donc été programmés dès 2008 pour l’équipe du chantier d’insertion de l’ULAMIR Centre social Trégor-Ouest.

[brun clair] Le protocole de suivi[/brun clair]

En parallèle, un protocole de suivi a été mis en place pour évaluer l’impact de chaque méthode. Il consiste à mesurer avant chaque opération d’éradication : la densité, la hauteur et le diamètre des cannes se trouvant dans un quadrat de 1 m². Des études ont démontrées un épuisement certain de la plante grâce aux fauchages répétitifs par une diminution de la taille et du diamètre des cannes.

[brun clair] Appel à la vigilance[/brun clair]

En plus de ces travaux, le CPIE fait appel à la vigilance de la population du bassin versant et diffuse quelques conseils :

- Restaurer et protéger les berges (lorsque cela est réellement nécessaire) au moyen de techniques végétales en :

- Privilégiant les méthodes manuelles ;

- Favorisant une couverture végétale diversifiée, tant au niveau des espèces qu’au niveau de l’âge des arbres ;

- Respectant les cycles naturels (intervenir aux bonnes périodes) ;

- Replanter les berges avec des espèces locales ayant des racines qui s’étendent loin (aulne, saule…) et présentant une certaine proportion d’ombrage au sol ;

- Eviter de travailler sur sol contaminé et l’apport de remblai dont l’origine est inconnue ;

- Le passage d’engins agricoles à travers ou à proximité des massifs de renouée doit être évité pour ne pas disséminer des fragments de renouée au milieu de la parcelle ou aux alentours.

[brun clair]Si vous apercevez de nouveaux massifs de renouée près de chez vous, n’hésitez pas à contacter :[/brun clair]

- le CPIE Pays de Morlaix-Trégor au 02.98.67.53.38

- le Syndicat Mixte du Trégor au 02.98.15.15.15

[brun clair]Pour aller plus loin[/brun clair]

Vous trouverez d’autres informations sur les Renouées du Japon

sur le site de TELABOTANICA

sur le site du CONSERVATOIRE BOTANIQUE NATIONAL DE BREST

Rubrique documents à télécharger ; connaissance et conservation de la flore

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