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Salamandre Tachetée

Salamandre Tachetée

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salamandre
Bretagne Vivante

Ordre : Urodèle

Famille : Salamandriés

Taille : 17 à 31 cm

Poids : 150g

Longévité : 50 ans

Les salamandres sont des amphibiens nocturnes que l’on peut éventuellement rencontrer le jour hors de leur abri, après de grandes pluies.

Elle est munie de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. La peau lisse et noire de la salamandre tachetée est interrompue sur le dos par un motif jaune, occasionnellement orange à rouge, de points et/ou de lignes. Par la variabilité de ce motif, on peut identifier les individus séparément.

La salamandre vit dans les forêts d’arbres à feuilles caduques, cachée dans les souches pourries, sous terre ou sous les tas de feuilles. Elle vit près des cours d’eau ou des mares peu profondes là où se développent les larves, les lombrics et les limaces. Elles ne vont que très rarement dans l’eau ; elles préfèrent rester dans les lieux humides.
On ne les trouve jamais dans les mares sauf au moment de la ponte.

Quand elle vit encore dans l’eau, à l’état de larve, elle se nourrit surtout de daphnies et de petits vers.
Au crépuscule, lorsque le climat est humide, la Salamandre adulte sort furtivement de sa cachette. Comme ses mouvements sont lents et hésitants, elle ne peut qu’attraper les animaux très lents comme les lombrics, les petites limaces, les minuscules escargots et les larves.
Ayant repéré sa proie, la Salamandre la suit jusqu’à ce qu’elle puisse saisir son butin entre ses puissantes mâchoires. Si c’est une grosse prise, la salamandre sera obligée de la secouer brutalement avant de l’avaler.
Elle sera de retour à son domaine avant l’aube. Pendant la journée, la salamandre dort sous un tas de feuilles mortes ou dans le creux d’une souche.

La plupart des salamandres hibernent du début de l’hiver au printemps, à l’abri d’une souche ou d’une fissure. De l’été au début de l’automne, elles s’accouplent, sur terre ou plus rarement, dans l’eau très peu profonde. La femelle ne se rend jusqu’à une zone d’eau qu’à la fin de la période embryonnaire, au printemps suivant, afin de déposer les larves.
Les ovules sont ainsi gardés, sous un caillou, dans une eau aérée et peu profonde. Ils seront fécondés et se développeront jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être éclore, le plus souvent au printemps. De 2 à 5 douzaines de petites larves à quatre membres, brunâtres tachées de noir, longues de 25 mm environ, naîtront. Ces nouveaux-nés possèdent en arrière de la tête, trois paires de branchies plumeuses qui leur permettent d’absorber l’oxygène dissous dans l’eau.
Trois mois plus tard, les petites salamandres sont métamorphosées : ayant perdu leurs branchies, munies de poumons, elles quittent définitivement le milieu aquatique. Elles sont tout à fait semblables à leurs parents.

En dépit de sa protection légale dans nombre de pays, la salamandre est en Europe en régression constante depuis au moins un siècle. Plusieurs causes semblent expliquer cette régression, dont principalement : le recul des zones humides intra et périforestière par comblement ou drainage, la contamination de son environnement par les pesticides (elle est notamment sensible aux insecticides qui peuvent tuer l’adulte, ou les larves, à faible dose), et la fragmentation écopaysagère en général et la fragmentation des forêts par les routes en particulier.

En savoir plus :
Atlas des Amphibiens et Reptiles de Bretagne