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Les Chauves-Souris - le Petit Rhinolophe

Petit Rhinolophe

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petit rhinolophe
Bretagne Vivante

Ordre : Chiroptère

Famille : Rhinophilidés

Taille : 5 à 7 cm
19 à 25 cm d’envergure
Poids : 5 à 7g
Longévité : 30 ans

Le Petit Rhinolophe est le plus petit rhinophilidés d’Europe. Au repos et en hibernation, il se suspend dans le vide, complètement enveloppé dans ses ailes.

le Petit Rhinolophe est une espèce sédentaire.
Il hiberne dans des cavités naturelles ou artificielles (mines, caves, tunnels, viaducs, forts, blockhaus). L’été, les femelles se reproduisent dans des combles ou des caves de bâtiments (maisons, fermes, granges, églises, châteaux, forts, blockhaus…).

Les terrains de chasse préférentiels du Petit Rhynolophe se composent de linéaires arborés de type haies ou lisière forestière avec strate buissonnante bordant des friches, des prairies pâturées ou des prairies de fauche, avec des milieux humides (rivières, étangs, estuaires) non loin.
Il chasse dans un rayon de 2-3 km autour du gîte, en utilisant plusieurs techniques de chasse : piqué sur les proies, glanage au sol, chasse à l’affût en cas de faible densité de proies. Ses menus se composent d’insectes de toutes tailles, liés aux milieux aquatiques (diptères, lépidoptères…), mais aussi de coléoptères, hyménoptères ou araignées.

Comme chez tous les chiroptères, les femelles ne font qu’un seul petit par an.

La réfection des bâtiments empêchant l’accès de plein vol, le réaménagement du petit patrimoine bâti, la pose de grillages « anti-pigeons » dans les clochers, la mise en sécurité des anciennes mines par effondrement ou comblement des entrées, la surfréquentation humaine des sites souterrains sont responsables de la disparition de nombreux sites favorables à l’espèce.
La modification des paysages par retournement des prairies, destruction des haies, assèchement des zones humides, les plantations de résineux entraînent une disparition des terrains de chasse. L’utilisation de pesticides et de produits toxiques pour le traitement des charpentes conduit à une contamination et une diminution, voire une disparition, de la biomasse d’insectes disponibles.

En savoir plus :
Groupe Mammalogique Breton